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lundi 12 mai 2008

Bon anniversaire Bouddha (ou "chez Bouddha c'est sympa")

Aujourd'hui la Corée fête le 2554ème anniversaire de Bouddha.

Pour les profanes salariés dont je fais partie, c'est l'occasion d'un jour férié, et la fête des lanternes.


Ces dernières semaines nous avons visité un certain nombre de temples, à Séoul et lors de nos vacances à Gyeongju. Je vais essayer de vous restituer un peu de l'ambiance avec quelques clichés.

D'abord les lanternes : on les trouve surtout dans les temples, comme ci-dessous dans la cour de Girimsa (sa=temple), aux environs de Gyeongju.


Idem à Bongeunsa, temple situé pas très loin de chez nous, au cœur d'un quartier très moderne (près du palais des congrès). On en voit aussi partout dans les rues, les stations services et même le long de l'autoroute que je prends tous les matins pour aller travailler.


Les lanternes sont des supports des vœux des fidèles a l'occasion de la fête, comme on peut le voir à Bongeunsa...


... et à Haeinsa dans le sud de la Corée où les cartes sont en train d'être installées.



Dans les temples, les lanternes sur lesquelles les prières des fidèles sont attachées sont habituellement situées autour des pagodes, dans les cours principales entre les bâtiments de culte, comme à Haeinsa...


... et à Girimsa.

L'anniversaire de Bouddha en Corée c'est aussi une fête, avec ses danses...


et ses moines souriants. (NdL : cliquez sur la photo pour l'ouvrir. Ce moine absolument ravi me fait penser à un personnage de Gotlib !)


Les temples en Corée sont bien au 21ème siècle, on y vient en voiture...


... il y a des distributeurs de billet à l'intérieur...


... les moines se déchaussent sans raccrocher leur téléphone portable...


... on peut y manger une glace...


... c'est vraiment la Corée!

dimanche 20 avril 2008

Printemps - période azalées

En Corée les saisons sont très marquées. L'hiver il gèle (voir articles précédents) et le temps est très sec.

Fin mars, du jour au lendemain il se met à faire moins froid et la nature se réveille, mais en ordre.

D'abord les forsythias fleurissent, puis les magnolias et les cerisiers.

Chaque espèce a le droit à sa semaine de gloire. Les feuilles commencent seulement à pousser une fois ces plantes défleuries, ce qui donne malgré les températures très douces une impression de gris hivernal, les collines ne devenant vertes que vers la mi-avril.

Enfin si l'hiver est très sec, le printemps est sec (une journée de pluie par semaine, souvent avec de grosses averses le samedi ou le dimanche !). Le ciel est dégagé et l'atmosphère très poussiéreuse (sable et pollen) a tendance certains jours à piquer les yeux.

Tout ce bla-bla c'était pour dire que les azalées fleurissent ! Et il y en a presque partout : des sauvages dans les sous-bois et des domestiques dans les villes, au bord des trottoirs, dans les plates-bandes de la cour suprême, dans le square Montmartre à cote de chez nous, dans les jardins des palais ou à la bibliothèque nationale.








Pour les autres photos je ne mettrai que la légende!

Dans le parc du palais Changdeokgung de Séoul:


Aux abords de la bibliothèque nationale de Corée dans notre quartier (avec un lilas en prime).



Au parc Montmartre (le square au bout de notre rue)





mercredi 12 mars 2008

De Tokyo à Utsunomiya - Nikko





Le mardi, la météo annonçait du très beau temps. J'ai donc décidé d'aller visiter Nikko, un peu au nord d'Utsunomiya. Prendre un ticket a été très facile : il y a une ligne directe et les dames du guichet parlaient un peu anglais (Nikko, ticket et return faisaient partie de leur vocabulaire).





Je suis allée attendre mon train sur le quai, assise entre un occidental et un japonais. J'ai feuilleté un peu mon guide (lonely planet prêté par les Ser, merci encore) et puis l'ai posé sur mes genoux. Je rêvassais un peu quand j'ai entendu "tu es française ?". Le monsieur occidental à côté de moi aussi... Il allait aussi à Nikko, pour voir les mêmes choses que moi, du coup on a fait le trajet et les visites ensemble. Mr Jeon n'en est pas encore revenu, il trouve que j'ai une chance insolente !






Quoi qu'il en soit, Nikko est vraiment superbe. C'est classé au patrimoine mondial de l'Unesco, et une journée comme celle-ci, on comprend pourquoi.


Tous les bâtiments sont construits sur un colline, dans une forêt d'arbres immenses. Des rais de lumière passent entre les troncs, et ça crée une ambiance magique. On s'attend à voir le dieu cerf au bout d'un chemin. (mais il doit avoir un peu peur des milliers de touristes)









à force de faire les zouaves - zouave ?!? un zouave ?!? ah vous allez voir ce qu'il fait le zouave ! -hum...- à force de faire les imbéciles, donc, à dire "oh la jolie forêt de crypto-communistes", nous n'avions pas mémorisé le nom exact des arbres. Ce sont des cryptomérias, ou cyprès du Japon. Merci Wiki.

Les troncs sont tellement droits et grands, qu'ils servent à fabriquer les torii, ces portes de bois immenses qui sont placées à l'entrée des sanctuaires shinto (voir photos du parc Meiji à Tokyo)








Le premier sanctuaire (le Toshogu) a été construit à la mémoire de Ieyasu Tokugawa, un grand shogun qui a le premier réussi à unifier le Japon (et essayé, pas le premier ni le dernier, d'envahir la Corée).










Le Toshogu est le plus grand et le plus chargé des sanctuaires, mais il y en a un autre plus petit , et plusieurs temples. Pas de photo des temples, nous respectons les lieux de culte. Dans l'un d'entre eux, un moine faisait un très grand feu, et frappait des tiges de métal l'une contre l'autre. Je n'ai pas la moindre idée de la signification de cette cérémonie, mais c'était vraiment très joli.








Je n'ai pas non plus de photo du chat endormi, ni des petits singes qui ne voient n'entendent ni ne disent le mal, non pas parce que je me refuse à me fondre dans la masse des touristes, mais bien parce que j'ai acheté un petit livre dans lequel on retrouve toutes les images classiques du Toshogu... Comme la bonne touriste américaine pour laquelle on me prend perpétuellement !


mardi 11 mars 2008

De Tokyo à Utsunomiya : Mashiko

La météo annonçant du mauvais temps pour le lundi, je voulais aller aux musées à Tokyo. Pas de chance, au Japon aussi les musées sont fermés le lundi ! à la place, je suis allée à Mashiko. C'est une petite ville de potiers que m'avait recommandée Eri, et qui est à environ une heure de bus au Nord d'Utsunomiya. Je pensais que dans les ateliers et les boutiques de potiers, au moins je serais au chaud.

Me voilà donc partie à la gare pour prendre le bus. Au guichet d'information, une dame m'a donné les horaires (un bus par heure !) et a entouré les idéogrammes représentant Mashiko (moule à gaufre - 7 tordu) et Utsunomiya (parapluie dans carré - carré). Me voilà parée, et heureusement, parce que j'étais la seule occidentale à attendre à l'arrêt 14, mais aussi la seule à savoir dans quel bus je devais monter ! La méthode des dames japonaises consiste à demander à tous les bus qui s'arrêtent : "vous allez à Mashiko?". Pour le "vous allez", ça pue la supposition, je vous l'accorde, mais "Mashiko", j'ai bien reconnu !




Dans le bus, le système des tarifs m'a bien plu. On prend un ticket avec un numéro en montant, (par exemple 2) et quand on descend, on paie le prix affiché sur le panneau lumineux (dans la case qui est sous ce numéro), en mettant de la monnaie dans la machine bleue, ou en donnant directement l'argent au chauffeur.





au bout d'une petite heure, le bus est passé sous une grande banderole sur laquelle j'ai reconnu moule à gaufre-7 tordu, et la dernière passagère s'est levée pour descendre. Je suis allée voir le chauffeur, et lui ai demandé si nous étions dans le centre-ville. Le voilà qui me répond "non non, ce n'est pas là, vous allez voir les poteries, non ?". OK, je suppute encore, mais j'ai bien reconnu les signes de la tête et des mains pour dire que ce n'était pas là, et le mot Yaki (poterie). Je lui ai répondu en japonais "oui, oui, poterie", et je me suis assise derrière lui. Comme quoi on arrive toujours à se comprendre !


D'un coup, il s'est arrêté et m'a fait signe de descendre. En regardant autour de moi, j'ai vu des boutiques de poteries (fermées), ça m'a pas mal rassurée. J'étais visiblement au bon endroit. La première chose que j'ai voulu faire, ça a été de repérer un arrêt de bus de l'autre côté de la rue, pour savoir comment rentrer. Pas d'arrêt. En regardant mieux, il n'y avait pas d'arrêt non plus là où j'étais, juste un parking avec un gros ours au-dessus... Mon ami chauffeur, par pure gentillesse et pour m'arranger, m'avait déposée à un bout de la rue des potiers, mais pas du tout à un arrêt officiel !




Tant pis, je me suis dit que je trouverais bien
1- un arrêt de bus (s'il n'a pas été jusqu'à faire un détour)
2- un vendeur qui pourrait me dire où est ce fameux arrêt
3- un téléphone pour appeler Manu au secours.
Je me suis donc promenée dans la ville, qui est absolument ravissante, en cherchant les quelques vendeurs ouverts. Logiquement, les magasins sont fermés le lundi, comme les musées.





J'ai fait le tour des magasins, mais n'ai pas trouvé d'atelier qui fonctionne. Tant pis pour la démonstration.
La poterie allait de la plus grossière à la plus fine, mais j'ai appris le lendemain que la poterie traditionnelle de Mashiko était épaisse, et d'un usage quotidien. Dans ce style-là, j'ai vu de jolies choses, mais dans des vitrines, derrière des barreaux de fer. J'ai quand même acheté de petites bouteilles pour le saké, dont je pensais qu'elles étaient à un prix raisonnable. (en fait, elles étaient assez chères, je n'avais pas du tout le bon taux de change, donc heureusement que tout était fermé !)


En faisant mes achats, j'ai demandé à la vendeuse de m'indiquer l'arrêt de bus. (parapluie dans carré-carré sur l'horaire des bus, ça aide). Encore un coup de chance, l'arrêt était juste en face du magasin, de l'autre côté de la rue. J'avais acheté des onigiris (boulettes de riz fourrées, une invention fabuleuse) que j'avais mangés en marchant, je commençais à avoir froid, je n'avais plus rien à voir, et mon horaire annonçait un bus pour dans 5 minutes, donc j'ai traversé la rue pour patienter à côté du panneau de l'arrêt (un truc rond, avec des idéogrammes sans carré, l'inconnu, quoi).



Et là, il s'est mis à tomber des cordes. Aucun abri n'était assez près pour ne pas risquer de louper le bus (et attendre une heure), je suis donc restée à me faire saucer comme jamais, en me disant "il ne va pas tarder". Dix minutes plus tard, il n'était toujours pas passé.
J'ai vu une famille de trois personnes sur le trottoir d'en face. Ils avaient chacun un parapluie, en plastique transparent, comme on en voyait partout à Tokyo.
D'un coup, la dame a traversé la rue en courant (ce qui était très dangereux, vu la largeur de la rue et la vitesse des voitures), elle m'a donné son parapluie, et elle a couru de l'autre côté pendant que je lui criais merci ! J'étais à la fois stupéfaite et touchée, j'en avais les larmes aux yeux.
Le bus est finalement arrivé avec une vingtaine de minutes de retard. J'ai fait de grands signes aux propriétaires du parapluie, qui étaient entrés dans la boutique d'en face (je pense qu'ils m'ont vue) et je l'ai posé sur le trottoir, à côté du poteau de l'arrêt. Je suis rentrée sans encombres, et j'ai même fait une petite sieste avant que Mr Jeon et Manu ne rentrent du boulot.






Au mois de mars, à Dongdaemun, j'ai vu le même parapluie que celui de la dame de Mashiko. Je l'ai acheté en souvenir.

dimanche 9 mars 2008

De Tokyo à Utsunomiya - arrivée à Tokyo

Je vous rassure, vous connaissez votre géographie, Tokyo n'est pas en Corée. Par contre, et là je trouve que vous êtes vraiment nuls, Utsunomiya n'y est pas non plus !

Manu avait des mesures à faire sur les pistes Nissan de Tochigi (oui, au Japon). Il devait partir 4 jours avec son collègue Mr Jeon. En partant deux jours plus tôt, ça lui permettait de passer le WE à Tokyo, alors je n'allais tout de même pas rater ça !


Nous voici donc en route (en vol, beuh) pour Tokyo. Du tout petit aéroport de Haneda, il fallait prendre le train pour arriver dans le quartier où se trouvait notre Hôtel. Coup de chance, nous avons trouvé un guichet où la dame parlait un peu anglais. Elle nous a vendu les billets, et a écrit sur un papier le numéro du quai et la destination : farpait.

Nous sommes arrivés à l'hôtel sans encombres. Nous avions réservé une chambre par internet, dans un petit hôtel vers Nihombashi, et bien entendu, nous avions choisi une chambre japonaise.

En voyant la taille des chambres, nous nous sommes dit que c'était vraiment le meilleur choix : les lits, dans la journée, étaient pliés contre le mur (on aurait pu les ranger dans un grand placard, mais manu n'avait pas très envie de danser la valse, alors on n'avait pas tellement besoin de place).




Le soir, il suffit de tout déplier, et hop, au lit !

C'est assez confortable, aucun risque que le matelas soit trop mou. Je ne sais pas si c'était la fatigue de la semaine, mais nous avons tous les deux dormi comme des masses. En tout cas jusqu'à ce qu'une petite fille dans une autre chambre décide qu'elle avait envie de jouer. L'insonorisation, ce n'est pas tout à fait ça.





La salle de bain était une cabine en plastique, du type "tout intégré". On peut se brosser les dents en prenant sa douche assis sur les toilettes (encore que je n'en voie pas l'utilité).


La baignoire est très étroite, mais aussi profonde. Je pense qu'on doit pouvoir s'y asseoir et avoir de l'eau jusqu'à la poitrine.













Ou alors, l'idée était de prendre sa douche assis dans la baignoire, parce que quand on était debout... Même pour moi la pomme de douche était très basse !

Après avoir exploré notre chambre nous sommes partis en promenade dans le quartier. Emmanuel connaissait déjà les endroits très touristiques, et avait envie de voir le quartier des affaires et celui des grands magasins.







L'hôtel, je l'ai déjà dit, se trouvait à Nihombashi. Le pont du bout de la rue sert de point zéro au comptage kilométrique des routes, comme l'étoile du parvis de notre-dame. Ce qui tombe vraiment bien, c'est qu'il y a une autoroute qui passe juste au-dessus du pont.









Sisi. Les autoroutes sont surélevées , et passent au dessus des rue, des ponts, des rivières et des canaux, et même au-dessus d'autres autoroutes














On s'habitue à les avoir dans le paysage au bout d'un moment, mais à la descente de l'avion, ça surprend.

Après ce premier contact, nous sommes partis vers le métro pour aller visiter Shinjuku (le quartier des affaires)


dimanche 17 février 2008

Des glaçons... dans la mer

Dimanche ensoleille de fevrier, bonne occasion pour une balade au bord de la mer.
Le choix de la destination s'est porté sur Yeonjongdo connu pour ses plages de sable a 50 km de Seoul et surtout pour son aeroport international!
On limite donc les risques de se perdre en suivant la direction des avions et en plus on recuperera notre collegue Loic a l'arrivee de l'avion de Paris.


Je vous assure je ne fait pas une fixette mais les plages enneigees ca me surprend encore.
Ici la plage etait recouverte d'un melange de neige et d'écume gelée mais ce n'est pas tout...


Et oui au premier plan c'est bien de la glace qui flotte dans la mer, même si ce n'est ni la banquise ni des icebergs ce sont bien des glaçons un peu comme dans un grand Gin Tonic... salé



Sur le bord de la route ces trois coréennes écaillent les huitres pour les vendre sans coquille dans des petits sacs plastique. Peu amateurs d'huitre nous poursuivons vers la plage principale a la recherche d'un restaurant ou manger du crabe.


Vous pouvez remarquer qu'après un mois en Corée Laetitia est beaucoup mieux armée contre le froid que notre collègue Gilbert qui entre deux semaines de mission c'était joint à notre promenade dominicale.

Un fois notre crabe avalé (il était cuit dans un bouillon un peu pimenté agrémenté de coquillages). La balade continue coté plage.



Ou les couples coréens s'adonne à un premier sport national, se prendre en photo, de préférence avec des appareils numériques dernier cri, je n'avais jamais autant vu autant de reflex numériques équipés de téléobjectifs démesurés à mon avis plus adaptés au safari photo qu'à la balade du dimanche.



Quand les celibataires pratiquant le second prennent des risques pour photographier la mer avec leur téléphone portable!



Cela ne gâche pas le paysage et les rochers qui descendent dans la mer.




Un petit d'air de Bretagne (avec des fils électriques et des rochers gelés)!